Bonjour, je vous informe de la migration de mes pensées et de mes écrits vers un autre blog : http://ecopolis.over-blog.com Un certain nombre d'articles présents ici y sont repris. La thématique du blog est élargie à l'ère planétaire et à l'urbanisme en débats. Allez donc y jeter un oeil et si le coeur vous en dit, entrons en contact par le biais des commentaires ! A très bientôt je l'espère...
Par Jérôme
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Rien de très philosophique malgré le titre, rassurez-vous. Je souhaite juste montrer comment on peut, à partir du même bon sentiment de défense de la démocratie, avoir deux visions très opposées.
A ma gauche : Le Monde Diplomatique d'août 2006 qui titre "Le Mexique fracturé" (Ignacio Ramonet)
A ma droite (en tout cas moins à gauche) : Le Monde du 15 août 2006 qui titre "La démocratie mexicaine en otage" (Enrique Krauze)
Le Monde Diplomatique : "La victoire de M. López Obrador (le tribunal électoral tranchera le 6 septembre prochain) aurait des conséquences géopolitiques trop importantes. Dont ne veulent ni le patronat ni les grands médias mexicains. Ni Washington. A aucun prix. Quitte à sacrifier la démocratie. Mais M. López Obrador et le peuple mexicain n’ont pas dit leur dernier mot".
Le Monde : "André Manuel Lopez Obrador (AMLO), c'est la naissance de la bête dictatoriale. Voilà un film que le monde a déjà vu et revu. Un homme sourd à la vérité objective entend prendre en otage la démocratie mexicaine et, à moins d'obtenir la rançon demandée, mettre le feu au pays. Mais dans une démocratie, la décision ne revient ni aux torches enflammées, ni aux comités de salut public, ni aux chefs illuminés : elle revient au vote citoyen et à l'état de droit".
Pour l'un AMLO est un grand défenseur de la démocratie, la contestation des résultats est quasi héroïque. Pour l'autre au contraire, en contestant les résultats, AMLO présente les symptômes d'une dérive dictatoriale cette fois bien éloignée de toute préoccupation démocratique.
Tout cela m'inspire une simple remarque : c'est paradoxalement en voulant s'approcher de la vérité qu'on tourne le dos à cette même vérité. L'accroissement du stock d'informations induit l'accroissement des contradictions, qui lui même induit les pistes de recherche et accroît la relativité de la vérité. Tissez des liens entre connaissances, entre informations et vous vous relèverez le défi de la complexité du système.
Par Jérôme
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La Cronica de Hoy, 5 de junio 2006
La Cronica nous révèle la montée au créneau d'une association, Asociación Mexicana de la Industria de Tuberías Plásticas (Amitup), contre l'emploi, par les autorités du District Federal (DF), de canalisations de piètre qualité pour l'évacuation des eaux usées. Le gouvernement a cherché l'économie puisque ces canalisations sont 30% moins chères. Seulement, elles résistent mal à la pression si bien que de nombreuses fuites sont apparues, contaminant les sols et menaçant de pollution les aquifères. Le GDF enfreint les normes établies par la Commission Nationale de l'Eau qui rappelle que 80% de l'eau utilisée à la consommation provient des nappes phréatiques... un soin particulier doit donc être accordé à leur protection.
Cette nouvelle arrive en même temps que l'annonce de chiffres alarmants concernant le problème de l'eau à Mexico :
- 48m3 d'eau par seconde sont extraits de la vallée de Mexico, le rythme de pompage est deux fois supérieur au rythme de recharge de l'aquifère
- 20000 à 25 000 fuites d'eau sont constatées chaque année pour une perte de 5000 litres par seconde
Le secrétariat à l'environnement du DF est interpelé ainsi que le responsable du système des eaux de la mégalopole afin qu'ils produisent un rapport sur la situation réelle de l'eau dans le District Federal. Ils sont également invités à s'expliquer sur les raisons pour lesquelles les investissements hydrauliques ont du retard sur la capitale et pourquoi les réseaux sont aussi peu efficacement modernisés.
Ironie du sort, ce même jour, un autre grand quotidien, El Universal, annonce que les quatres grands concessionaires de l'eau à Mexico sont assurés d'obtenir l'exclusivité les contrats de travaux sur le réseau hydraulique du DF dans les années qui viennent. Ces compagnies (parmi lesquelles Vivendi et Suez), n'auront aucun risque financier à prendre : leurs travaux seront réalisés en fonction de ce que le gouvernement du DF sera disposé à investir. Pendant ce temps, la rente de l'eau continue à abreuver leurs incroyables bénéfices...
Articles liés >> La face cachée du marché mondial de l'eau ; Les données du problème.
Par Jérôme
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