Le Chilango est l'habitant de Mexico City. Il emploie des expressions bien à lui pas piquées des annetons et si bien reprises par l'incontournable Alfredo Jimenez, le poète des cantinas. Exemples :
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EXPRESSION "CHILANGA"
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TRADUCTION
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¿Que onda guey ? ¿Qué pedo?
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Comment ça va mon vieux?
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¿Que tranza guey ?
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On fait quoi? Tu décides quoi?
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Hijo de su pinche madre
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Fils de p…
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Les vale madre (o queso)
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Ils s’en foutent
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No saca ni madres
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On peut rien en tirer
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Echar una cascara
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Match de foot entre potes
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¡Vete a chingar a otra parte!
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Va emmerder quelqu’un d’autre
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¡Estas mamado del cerebro!
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Inculte !
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Estan a toda madre!
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Ils sont magnifiques!
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Vamos a cotorear/a echar desmadre!
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On va mettre le boxon!
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Platicar con Godzila
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Vomir
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Haz lo que se te inchan las pelotas
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Fais ce que tu veux
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Si vous en connaissez d'autres, je suis preneur. Je les rajouterai ici-même! A vos commentaires!
Par Jérôme
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22 juillet 2004. Il me reste trois semaines au Mexique. C’est ce à quoi je pensais tout à l’heure en revenant de Mixquic, village encore rural du sud du Distrito Federal. Je contemplais la lagune de Xico en me disant que cette chose que je vis quotidiennement actuellement ne sera que lointain souvenir dans quelques temps. Les blagues délicieuses, laborieusement dites en espagnol et échangées avec Felipe (27ans) et Fernando (50ans), « no manches guey » ; les conversations sur l’histoire de la vallée de Mexico avec un autre Felipe anthropologue (61ans), va savoir jusqu’où s’étendaient les lacs de la vallée avant l’arrivée des espagnols ; les bières accompagnées de « cacahuates a la japonesa » consommées dans la combi du maestro (l’anthropologue) ; les discussions sur le devenir du village de Mixquic dans les maisons des agriculteurs où vivent parfois plusieurs générations, maisons pleines de bruit, de vie, de solidarité intergénérationnelle ; ces visites dans les chinampas et les incontournables découvertes qui nous attendent à chaque fois. Beaucoup de choses font la spécificité du Mexique, tout en traditions et en ouverture à la modernité, tout en sérénité des gens et en vacarme de la rue… Chaque matin je me lève soit au bruit des pétards, soit au klaxon des bus de transport en commun, soit au son de la cloche stridente du camion poubelle, soit au chant des vendeurs de gaz qui crient « gaaaaaaaass » a en perdre la voix pour certains, soit au son des coups de balai donnés tous les matins à grande eau par chacun des propriétaires d’une maison donnant sur la rue, soit à la musique des boutiques réglée très forte pour attirer l’attention du client, soit au son grave des réacteurs d’avions qui décollent de l’aéroport de Mexico situé à une vingtaine de kilomètres. Au début tout cela incommode. Désormais tout cela me plaît au point où je crains de regretter cette ambiance à mon retour en France où tout entre dans la norme et ne doit pas en sortir. Je venais ici, imprégné de cette normalité. Un temps d’adaptation fut nécessaire pour essayer de s’en extirper. J’en suis désormais débarrassé, malheureusement il va falloir s’y réinsérer. Quoi de plus attachant que de voir des milliers de boutiques de toutes sortes posées sur les trottoirs et survivant on ne sait comment ? ... J. LE JELOUX
Par Jérôme
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L’exotisme du Mexique ne transpire pas tant dans son climat que dans le spectacle improvisé et spontané qui se donne dans ses rues. Une petite faim ? Tu as le choix entre des « elotes » au chile et à la mayonnaise, des « papas fritas » préparées sur place, des tacos de poulet ou de boeuf, des pastèques et goyaves coupées et servies dans un petit sachet plastique, les « tlacoyos » ces tortillas fourrées avec des « frijoles » ou encore les grands verres de jus d’orange pressées en direct et avec empressement (c’est le cas de le dire). Un peu d’ennui ? Regarde les spectacles de rue improvisés de clowns et jongleurs qui se positionnent au milieu du périphérique lorsque le feu passe au rouge afin de récolter quelques pesos, regarde les policiers girouettes qui s’agitent on se demande dans quel but (ils ne font qu’augmenter la « bronca » de la circulation), regarde les combis volskwagen qui se parent des plus beaux effets tuning (lumière bleue sous le châssis, double pot, volant moumoute, gentes alu…), écoute Santana au beau milieu des bouchons de la ville capitale… J. LE JELOUX
Par Jérôme
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